Les Fabriques à Musique sont des ateliers conçus pour les élèves, impliquant la présence d’un artiste pendant au moins 12 heures.
Cette année, l’école primaire Ariane Capon à Lille accueille la musicienne Rosa Parlato, qui anime cet atelier avec une classe de CE2/CM1 de 20 élèves avec la participation de la professeure des écoles Mme Marie Brame.
L’object est de co-créer une pièce mixte pour bande électroacoustique, voix d’enfants et objets sonores : une pièce aux teintes radiophoniques et dadaïstes autour de l’amour des sons avec des textes décalés créés par l’IA à partir de questions sur le thème de l’amour des sons.
L’Intelligence Artificielle (IA), entre fascination et inquiétude, a pris une ampleur considérable ces dernières années. Elle est utilisée par de nombreux artistes de la création numérique, à la fois comme technologie, dans le but de générer des œuvres, mais aussi comme matière de réflexion pour questionner notre monde numérique et en révéler les dérives.
Le travail avec les élèves portera sur l’écriture et de l’improvisation. Les enfants interagiront avec une bande son que j’aurai partiellement pré-composé pour eux avec des voix de synthèse et d’autres sons électroacoustiques. Cette bande contiendra plusieurs zones sonores raréfiées ou entièrement silencieuses au sein desquelles les élèves pourront inventer et créer des miniatures sonores avec la voix (dans tous ses états) et avec des objets sonores.
Dans un second temps, les élèves inventeront également des éléments de contrepoint qui découleront de diverses phases d’écoute, de recherche et d’improvisation afin de les enregistrer pour les inscrire au sein de la bande et y ajouter leur propre empreinte sonore.
Ils seront ainsi immergés dans le processus de création musicale de façon active et ils pourront apercevoir l’envers du décor d’une composition musicale.
Les élèves travailleront autour des notions d’espace sonore, de geste instrumental, de jeu musical, de pratique collective, d’improvisation et de composition sonore.
Des jeux de relais, de question-réponse, de tuilages, de polyphonies et d’accents naîtront des gestes musicaux trouvés par les jeunes élèves. L’implication du geste et du corps induira une dynamique de groupe vivante et sensible.
