Suite à sa création en décembre 2021 au Vivat d’Armentières, scène conventionnée art et création, l’album de Radiolarians de Michael Pisaro-Liu est enfin disponible sur le label New World Records et sur leur Bandcamp !
Dans cet album enregistré avant la pandémie, puis assemblé et mixé au cours des deux dernières années, Michael Pisaro-Liu et le Grand Orchestre de Muzzix proposent une version de Radiolarians pour orchestre de chambre de 53 minutes, divisée en six pistes.
Christian Pruvost (direction musicale, trompette), Sakina Abdou (saxophone), Sébastien Beaumont (guitare), Samuel Carpentier (trombone), Claude Colpaert (gangsa, percussions), Ivann Cruz (guitare), Barbara Dang (clavier), Xuan Mai Dang (flute) Raphaël Godeau (guitare), Martin Granger (clavier), Patrick Guionnet (voix et objets), Christophe Hache (contrebasse), Matthieu Lebrun (clarinette basse, saxophone), Philippe Lenglet (guitare), Fred Loisel (guitare), Claire Marshall (flûte), Yanik Miossec (machines, objets), Maxime Morel (tuba), Christophe "Pher" Motury (trompette), Peter Orins (percussions), Stefan Orins (piano), Maryline Pruvost (flûte), Jean-Baptiste Rubin (saxophone, clarinette), Anne Sortino (violon)
Cet enregistrement a été effectué en juillet 2019 à La rose des vents, scène nationale Lille Métropole Villeneuve-d’Ascq.
Crédit - Couverture : Ernst Haeckel & Design : Jim Fox
Billet mis en ligne le 17 mai 2022
Danses, le premier album du duo OTTO porté par Ivann Cruz et Frédéric L’Homme est désormais disponible sur Bandcamp et CIRCUM DISC !
Revisitant des classiques de Bach, le duo transpose l’écriture polyphonique du compositeur dans un écrin pulsé, en souvenir de ces danses anciennes et populaires, tout en les confrontant à d’autres idiomes stylistiques plus contemporains.
L’idée pour les deux musiciens est de s’affranchir d’une approche savante d’interprétation pour s’inscrire plutôt dans une appropriation plus intuitive et libre de ces œuvres. La démarche consiste en des arrangements où priment un travail sur le son et un traitement rythmique du matériau musical initial accompagné d’une forme de distanciation.
À l’occasion de cette sortie, ils seront en concert à la malterie aux côté de Toc Beat Club et Dj’s Sabotage !
"Les deux complices prennent le large. Ils débordent. L’électricité y pourvoit. Comme si Bach visitait leurs rêves." - Jean-Jacques Birgé pour Le Club de Mediapart
"Des artistes dotés d’une grande inventivité créative créent une musique pleine d’idées nouvelles et de solutions intéressantes pour la transcription d’œuvres polyphoniques du grand maître du baroque tardif." - Robert Ratajczak pour le site LongPlay
Crédit photo © Ivann Cruz
Billet mis en ligne le 2 mai 2022
L’album Tombstones est désormais disponible sur Bandcamp ! L’opus signé par le label américain Elsewhere se présente sous la forme d’un recueil de onze chansons composées par Michael Pisaro, interprétées par Barbara Dang et six musiciens.
Oscillant entre l’expérimental-pop et poésie éthérée, cette nouvelle réalisation se démarque de l’ancienne version précédemment publiée en vinyle en 2012 par le label Human Ear Music. Après avoir organisé des étapes de travail ouvertes au public en 2018 à la malterie, le projet porté par Barbara Dang prend vie en juin 2020. Les sept musiciens enregistrent les onze titres GMEA, Centre National de Création Musicale d’Albi - Tarn avec Maryline Pruvost comme chanteuse principale.
À l’occasion de cette sortie, les musiciens se produiront en concert le 5 décembre prochain, dans le cadre de notre temps fort Muzzix & Associés.
Découvrir l’album Michael Pisaro : Tombstones par Barbara Dang et Muzzix sur Bandcamp.
Enregistrement réalisé en juin 2020 en partenariat avec le GMEA – Centre National de Création Musicale d’Albi-Tarn par Benjamin Mamus au Théâtre le Colombier (Les Cabannes, 81)
Plus d’infos sur la page de présentation du projet Tombstones.
Barbara Dang (piano)
Yoann Bellefont (contrebasse)
Ivann Cruz (guitare, chant, voix parlée)
Raphaël Godeau (guitare, chuchotement)
Peter Orins (batterie, voix parlée, livre tombant)
Christian Pruvost (trompette, chant)
Maryline Pruvost (chant, voix parlée, clappements de mains)
Illustration de Maria Filippakopoulou
Billet mis en ligne le 4 octobre 2021
“Intense et ludique, terre-à-terre et international, Kaze communique dans un langage musical de contrastes et de continuité” – Virginia Schaefer, JazzTimes
“Si vous pensez pouvoir imaginer à quoi ressembleront piano, batterie et deux trompettes, détrompez-vous.” – Derk Richardson, KPFA Radio
Sur Sand Storm, Kaze – le quartet avec les japonais Satoko Fujii (piano) et Natsuki Tamura (trompette), ainsi que les français Christian Pruvost (trompette) et Peter Orins (batterie) – accueille la pionnière du laptop Ikue Mori en tant qu’invitée spéciale. Ce n’est pas une tâche facile pour une formation qui joue ensemble depuis 10 ans d’ajouter un instrumentiste sans bouleverser l’équilibre du groupe, mais la fusion s’avère être naturelle. Les vibrantes improvisations collectives de Sand Storm et ses brillants solos font de cette réunion un moment fort dans la vie du groupe. “Je savais que Kaze sonnerait bien avec Ikue”, dit Fujii, “mais je dois dire que cela s’est avéré encore mieux que ce que j’avais imaginé. Elle a apporté des sons frais et nouveaux au groupe et une sensibilité très forte”.
Pour Fujii, Mori était un choix naturel. “Alors que Kaze était en tournée en Europe au printemps 2019, Peter a reçu une offre pour que nous jouions au festival Sons d’Hiver à Paris en janvier 2020”, se souvient-elle. “Ils nous ont proposé d’inviter un musicien. Quand j’ai entendu cela, j’ai pensé qu’Ikue s’intégrerait très bien dans le groupe. Je le sentais bien. C’est difficile à expliquer, mais je savais que ça marcherait. Je l’ai dit à Peter et il a adoré l’idée”.
Une tournée d’une semaine en Autriche, en France et en Russie a été mise en place pour le début de l’année 2020 et l’intuition de Fuji s’est avérée juste. “Nous n’avons eu qu’une courte répétition juste avant notre premier concert à Vienne, mais nous avons tout de suite su que la musique serait géniale”, dit-elle. “Nous étions tous si à l’aise. Nous n’avions pas prévu d’enregistrer ensemble, mais c’était évident après la tournée”.
Sand Storm est le résultat de cet enthousiasme collectif généré par la tournée. Dès le premier tourbillon de sons granuleux de “Rivodoza” de Pruvost (un mot malgache pour “ouragan”) qui frappe l’auditeur avec une intensité coordonnée, il est clair qu’il s’agit d’un quintet profondément accordé. Les petits détails subtils, les timbres qui changent rapidement et la facilité avec laquelle tout le monde interagit indiquent un groupe dont chaque membre se consacre de manière désintéressée à la création d’improvisations vivantes et organiques. Des passages similaires d’une abstraction sonore très musicale illuminent aussi “Kappa” et “Noir Soir”. Trois courtes improvisations collectives mettent également en évidence leur lien intuitif fort en tant que groupe. Leur maîtrise de techniques étendues sur leurs instruments respectifs fait qu’il est souvent difficile de dire si un son est acoustique ou électronique.
Chaque membre de Kaze apporte ses compositions qui fournissent un cadre pour les solos individuels ainsi que pour l’interaction collective. Sur “Kappa”, on assiste à un tour de force de Tamura, qui va librement du lyrisme à la douceur, en passant par les gémissements, les notes percussives et les sons humoristiques. Pruvost suit avec son propre mélange unique de sons purs et de notes. Le piano sombre et urgent de Fujii met en valeur “Noir Soir”. Mori, dont la présence est fortement ressentie tout au long de l’album, se produit en soliste avec éloquence sur “Noir Poplar” d’Orins.
“J’aime jouer avec Kaze et Ikue parce qu’ils pensent d’abord à la musique, pas à eux-mêmes”, dit Fujii.
En avril 2019, Toc effectue son premier road-trip nord-américain, et entre la neige canadienne et l’humidité de Baltimore nait l’envie pour les 3 musiciens de revenir à l’exercice de la musique enregistrée en studio. Ils ne s’y étaient pas frottés depuis l’enregistrement de You Can Dance (If You Want) (2012), privilégiant depuis l’instantané et la composition en direct : la musique du groupe se façonne avec le public.
Ils s’enferment donc, avant tout le monde, en septembre 2019 pour quelques jours dans la campagne aveyronnaise, où les idées sont jetées, construites et déconstruites, toujours improvisées mais triturées, arrangées, amplifiées. Toujours avides d’amalgamer les sons et les styles, le trio détricote ses influences et autres mauvaises habitudes en s’autorisant toutes les expérimentations. Pulsion, souffle, trouble des perspectives, la musique psychotrope de Toc chevauche les genres qu’on tente vainement de lui attacher : kraut, post-rock, jazz-core, drone… Si l’énergie et l’électricité sont toujours bien présentes, apparaissent aussi des rêveries suspensives, ambiances magnétiques où se mélangent l’électronique et l’acoustique.
Un disque de variété donc, dans son sens premier, où l’on entrevoit d’autres possibles pour ces musiciens toujours explorateurs et enthousiastes.
Toc invite Dave Rempis à se joindre au trio en février 2018 lors du concert de sortie du disque « Will Never Play These Songs Again » à la malterie à Lille. La rencontre est instantanée, l’entente immédiate. Pouvait il en être autrement ?
Le saxophoniste est aujourd’hui une figure du free-jazz de Chicago, après avoir poursuivi une formation d’ethnomusicologie au Ghana, dont se ressent son Percussion Quartet où ses orageux saxophones soufflent sur la braise de rythmes intenables. Mais c’est au sein du Vandermark 5 qu’il s’est fait connaître, avant de se lancer dans ses propres projets comme The Engines, Ballister ou les différents groupes que l’on retrouve sur son label Aerophonic.
Le trio Toc quant à lui aime à ne pas se définir… Avec pour seule balise l’improvisation depuis la création du trio en 2008, les trois musiciens multiplient les formes et les rencontres, aiment se perdre dans les esthétiques et les styles, perturbent les repères. Comme leur nom semble l’indiquer, les membres de Toc sont plutôt obsessionnels voire compulsifs. Leurs comportements frénétiques, ritualisés mais non contagieux accompagnent l’auditeur dans un espace-temps en effervescence avant de le ramener à la terre ferme dans un état plus ou moins trouble.
Outre leur goût de l’improvisation sans barrière ni oeillère, Toc et Dave Rempis partagent une énergie et une puissance communicative, jouent la densité et la transe organique et jubilatoire.
Le disque « Closed For Safety Reasons » a été réalisé dans le cadre d’une tournée en novembre 2019 qui les a emmenés d’Amsterdam à la Drôme, en passant par la malterie où ils ont profité d’une journée pour enregistrer et faire un concert, invitant la saxophoniste du collectif Muzzix Sakina Abdou à se joindre à eux sur un titre que l’on retrouve sur le CD.
Billet mis en ligne le 29 septembre 2020
Découvrez sur Bandcamp 3311, le nouvel album solo de Martin Hackett, réalisé grâce à l’aide de la galerie d’art londonienne Hundred Years Gallery.
Billet mis en ligne le 2 juin 2020
Muzzix est un collectif d’une trentaine de musiciens et musiciennes basé à Lille. Il porte chaque année de nombreux projets artistiques allant du jazz contemporain aux musiques expérimentales et improvisées sous des formes très variées allant du solo au grand orchestre, du concert à l’installation sonore ou la performance.
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