« Maryline chante comme Nico et Ella Fitzgerald. La musique est douce et claque comme des gifles. Elle donne envie de tourner comme un fil de fer avec les bras qui s’affolent, les cheveux peignés par un oreiller et la cicatrice du sourire jusqu’aux oreilles. » Eric Mimosa
Du son de l’harmonium, du souffle de la voix, au détour d’une mélopée/die dont les chemins harmoniques mènent à l’expérimentation sonore, émergent une improvisation tantôt haletante, tantôt hésitante.
Harmoniques de la voix, souffles, unissons avec l’harmonium, consonances, dissonances, voix gutturale, voix chantée, l’exploration ne se veut pas exhaustive mais guidée par la recherche
de l’entremêlement avec l’harmonium.
L’harmonium indien est exploré tantôt dans ses possibilités d’accompagnement de la voix à l’instar de l’utilisation qui en est faite dans la musique sacrée occidentale, tantôt comme instrument soliste, comme dans la musique traditionnelle indienne, même si ces musiques ne sont jamais convoquées stricto sensu.
« Nourrie par les musiques traditionnelles et populaires, par le jazz, les musiques dites savantes, les musiques expérimentales, ma démarche s’inscrit dans l’exploration multiple et infinie de deux éléments constitutifs de ces musiques : l’écriture et l’improvisation. Ou le jeu (comme les enfants l’entendent, l’action désintéressée de naviguer d’une rive à l’autre) entre l’interprétation et l’invention, entre la part de prévu et d’imprévu, tant dans la matière « mot » que dans la matière « son ».
La respiration, le souffle, l’articulation de la voix, amènent à une réflexion sur l’utilisation (ou non) de mots porteurs de son, en premier lieu, puis si le besoin s’en fait sentir porteurs de sens. » Maryline Pruvost